Il y a une pensée qui me hante depuis quelques années, une réalité que je n’ose pas dire tout haut : j’ai l’impression que tout le monde écrit, mais que plus personne ne lit. Partout sur les réseaux sociaux, je vois des auteurs apparaître maîtrisant l’art du « Reel » parfait, transformant le parcours d’écriture en divertissement de masse.
La course à celui qui écrirait le plus de romans possibles en une année, celui qui aurait le plus d’abonnés, le plus de vues, celui qui génèrerait le plus d’argent lors de sa campagne participative… Et pendant ce temps, je me sentais de plus en plus petite. De plus en plus illégitime. De plus en plus déconnectée, non seulement de ma génération, des réseaux sociaux, mais surtout de mon art.
Si vous ressentez ce décalage, si vous avez la sensation d’être une anomalie dans un système qui valorise une forme de compétition permanente, cet article est pour vous. Je vais vous expliquer comment j’ai créé la méthode ICE (Introspection, Créativité, Exploration) pour me défaire du syndrome de l’imposteur et vaincre mon syndrome de la page blanche.
Pourquoi ai-je l’impression d’être un imposteur quand j’écris ?
C’est la question qui paralyse, même lorsqu’on ne la formule pas explicitement. On pense souvent qu’il s’agit d’un manque de technique, mais la vérité est ailleurs : douter de son talent d’écrivain n’est pas un problème de storytelling, c’est un problème de légitimité. Légitimité que l’on ne s’accorde pas car notre vision de nous-même va dépendre de la vision que l’on a du travail des autres.
Pendant longtemps, j’ai cru que l’écriture était un sanctuaire, un refuge dans lequel je pouvais exprimer ce que je n’osais prononcer à haute voix. Lorsque j’ai commencé j’avais l’impression que peu de gens écrivaient, je me sentais donc exceptionnelle à ma manière, ce qui m’empêchait de me comparer justement. Mais avec l’explosion des réseaux sociaux, je suis devenue banale, une parmi tant d’autres. Je voyais des auteurs et autrices partout ! Algorithme oblige ! Ce qui m’a poussé à me comparer et à me demander : Suis-je légitime ? Suis-je seulement une écrivaine ? Ai-je ma place dans tout ça ?
J’ai vu les changements dans les algorithmes et dans l’usage des réseaux sociaux, surtout ces cinq dernières années. On nous pousse à devenir des influenceurs avant d’être des auteurs. Pour moi, qui ai une vision du monde et des relations humaines souvent perçue comme bizarre ou en marge, cette pression était une source d’angoisse permanente. Sur les réseaux, le moindre « mot de travers » peut être mal interpréter, la moindre erreur grammaticale peut modifier tout le sens d’une phrase et là … c’est le drame ! Cela me rajoutait beaucoup de pression, à moi qui suis dyslexique. N’étant pas toujours d’accord avec la « masse », car peut-être trop nuancée ou pas assez sur certains sujets, j’ai subi du cyberharcèlement1. Cela a largement contribué à me faire douter de moi. Comment pourrais-je encore être écrivaine alors que d’autres estiment que je ne suis pas une « assez bonne personne » ? Comment pourrais-je écrire alors que d’autres écrivent plus vite ? Comment faire pour ne pas être noyée dans cette masse ? Comment me démarquer ? Suis-je seulement capable de le faire ?
Ce sentiment d’être une anomalie m’a fait cesser d’écrire pendant des années. Pourquoi ajouter un livre de plus dans un monde où tout le monde parle et personne n’écoute ?
Comment surmonter les blocages de l’écrivain grâce aux symboles ?
C’est précisément dans mon rejet du marketing classique que j’ai retrouvé ma boussole. J’ai réalisé que pour retrouver l’inspiration pour écrire (et le plaisir aussi), il ne fallait pas chercher à plaire à l’algorithme, mais renouer avec les symboles et l’ésotérisme.
Cela n’est pas venu en un jour, mais fut le fruit d’une longue maturation. Je suis passionnée par l’ésotérisme depuis très longtemps, à la fois personnellement mais aussi pour nourrir mes univers de fantasy. Je suis également passionnée par le développement personnel et la psychologie depuis 2014. C’est en me demandant ce que ces trois aspects combinés pouvaient m’apporter pour résoudre mon syndrome de la page blanche, que j’ai eu l’idée de me servir des symboles pour créer ma méthode de développement personnel axée sur l’écriture.
La méthode ICE n’est pas un manuel de productivité. C’est un protocole de déblocage mental. Plutôt que d’essayer de rentrer dans le moule, j’utilise la force des symboles associés aux objets pour aider l’auteur avant de travailler sur ses doutes et ses angoisses. Cela ne remplacera jamais un suivi thérapeutique pour ceux qui en ont besoin, mais cette méthode m’a porté, c’est pour cette raison que je voulais vous la partager.
I pour Introspection : Le miroir de l’ombre
L’Introspection, c’est l’acte radical d’accepter son décalage, d’accepter ses forces et ses faiblesses. Au lieu de masquer votre « bizarrerie », apprenez à l’utiliser comme matière première. C’est là que l’on cesse de se comparer pour devenir l’architecte de sa propre vérité. C’est aussi se rendre compte que l’on est porteur de connaissances que l’on n’imaginait même pas avoir. Cette phase est la première car c’est celle qui permet de savoir qui l’on est, ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas.
C pour Créativité : L’activation symbolique
La créativité ne vient pas du vide. Pour vaincre le syndrome de la page blanche, je propose des exercices basés sur des symboles puissants (le sablier, la lune, la bouclier). Le symbole est une clé qui déverrouille l’inconscient.
E pour Exploration : Le World-building profond
L’Exploration consiste à puiser dans son être intérieur pour concevoir des histoires qui nous parle, mais aussi écrire l’histoire de notre vie. Non en fonction de ce que les autres veulent nous voir vivre, mais en fonction de cette personne que l’on est au fond de nous.
Le Guide de 5 jours : Briser la glace et passer à l’action
Parce que la peur de publier son premier roman ne se dissipe pas avec de simples encouragements, j’ai condensé cette méthode comme un guide pratique de 5 jours. Ce livre ne vous demande pas de devenir un génie de la grammaire, de maîtriser le parfait storytelling, mais d’activer un changement durable dans votre esprit d’auteur.
Voici comment nous allons transformer votre routine d’écriture efficace en activant des symboles chaque jour :
- Jour 1 : Le Sablier, La Faux et La Balance. Pour trancher dans vos excuses et arrêter de courir après le temps. C’est un moyen de mettre fin aux éternels : Je ferais ça plus tard quand j’aurais le temps.
- Jour 2 : La Carte, La Boussole et Le Dirigeable. Pour trouver votre propre identité d’écrivain. La carte est un retour à soi, la boussole est votre direction (votre « Nord ») et le dirigeable apporte cette touche d’évasion (et un clin d’œil à mon prochain projet Steampunk).
- Jour 3 : Le Miroir, La Lune et La Coupe. Pour regarder vos peurs en face et vider le trop-plein émotionnel. C’est certainement le jour le plus difficile de tous. Celui qui impose de se regarder en face, de lâcher le masque.
- Jour 4 : La Bougie et Le Bouclier. Pour comprendre que votre blocage est une protection et apprendre à baisser la garde. C’est quelque chose que l’on dit rarement mais on est bloqué pour de bonnes raisons. Il s’agit d’un moyen de protection, plutôt que de se battre contre soi-même, il faut accepter les peurs et les remercier.
- Jour 5 : La Lanterne et Le Soleil. Pour valider votre légitimité par la preuve et l’action.
Conseils pour finir son livre sans s’épuiser
L’auto-discipline de l’écrivain ne vient pas de la force de volonté, mais de la clarté d’esprit. Si vous êtes bloqué aujourd’hui, ce n’est pas parce que vous n’avez pas d’imagination, c’est parce que vous attendez un « moment parfait » qui n’existe pas. C’est aussi parce que vous ne comprenez pas d’où viennent vos blocages, quels sont les pourquoi qui vous animent.
Ce livre est différent car il travaille sur l’auteur avant de travailler sur l’œuvre. Il utilise les symboles pour ancrer le changement. Si vous êtes prêt à cesser de laisser vos peurs vous voler le droit d’écrire, il est temps de briser la glace.
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Disponible en version eBook KDP et en livre papier.
- Non Gertrude*, je ne vais pas changer de bord politique pour te faire plaisir sous prétexte que tu penses avoir deviné (à tort) mes opinions politiques, encore moins parce que tu menaces de me brûler sur la place publique ou de me jeter de l’acide au visage. Et non Marie-Chantal* ce n’est pas parce que l’on lit le livre d’une personne que tu juges « problématique » (au faciès) qu’on est forcément d’accord avec les propos de la dites personne, ça s’appelle se faire un avis, et je vais encore moins me priver de la dites lecture parce que tu veux me catapulter ou me faire faire du saut en parachute sans parachute. Les prénoms ont été modifié par soucis d’anonymat. ↩︎
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